Faire soi-même ses semis, c’est choisir vraiment les variétés que l’on veut avoir dans son jardin, économiser des sous (mais pas du temps…), avoir l’opportunité de partager avec d’autres jardiniers, maîtriser le calendrier et surtout avoir du plaisir d’accompagner la naissance et la croissance de plantes, légumes ou fleurs.

LES BASES
Semis intérieurs:
ce sont les semis de plantes que l’on fait en général dès février-mars et que l’on replantera plus tard au jardin quand la saison sera venue. Cela concerne essentiellement les légumes « du soleil »:  les tomates, les aubergines, les courgettes et courges et aussi les choux et les laitues. (voir la vidéo)

Semis en place ou semis directs: ce sont les semis que l’on fait directement en pleine terre, pour la plupart des légumes, dès avril-mai. Cela concerne les carottes, les fèves, les petits pois, les haricots, les radis, les betteraves par exemple. On peut aussi réussir des semis directs avec les salades, les courges par exemple.

Dans tous les cas, il faut tenir compte des calendriers de semis sur les emballages et adapter à l’altitude et la situation particulière du climat local.

Chaque espèce de plante a des besoins variables pour germer: le temps et la température sont les 2 éléments de base. Par exemple, une aubergine met en général 8 jours à 25 degrés minimum pour germer, tandis que les choux ont besoin de 10 jours à 13 degrés. En extérieur, les petits pois, par exemple,  ont besoin de 20 jours à 12 degrés. De plus, chaque individu suit son propre rythme. Vous pourrez observer de grandes variations de  la maturité de vos plantons au sein de la même variété, même issus du même paquet de graines, donc patience !! Pour augmenter les chances de succès, veillez à utiliser des graines récentes en respectant la date limite de péremption.

Les semis ont besoin de lumière et d’humidité pour pousser. C’est particulièrement vrai pour le tout début du processus: une insuffisance ou un excès (en particulier d’humidité) de l’un ou l’autre et c’est l’échec qui se prépare. Il faut placer les semis derrière une vitre et arroser avec modération avec un pulvérisateur ou un arrosoir très fin.

Une fois que la plante a au moins 4 feuilles, il faut la mettre dans un contenant plus grand pour qu’elle puisse déployer ses racines à son aise. Il s’agit de l’opération du repiquage. (voir la vidéo)

Quand la plante a presque atteint une taille et une vigueur qui lui permet de supporter les températures extérieures, on peut la sortir 1 à 2 heures par jour s’il fait beau, mais jamais au soleil direct ni en plein vent. Puis quelques semaines plus tard, elle sera placée dans son espace définitif au jardin. Ne jamais oublier d’arroser lors de cette étape.

LES PROBLEMES POSSIBLES AVEC LES SEMIS INTERIEURS

– La plantule fait une tige tout fine et se plie (le semis file) : signe d’un manque de lumière dès le début.  Solution : Recommencer vos semis

– La tige mincit à la base de la plantule: c’est la fonte du semis. Il s’agit d’une maladie fongique (due à un champignon) qui est causée par la mauvaise qualité de la terre et par un excès d’humidité. Pas de remède à cela, mais une action préventive est d’émietter en poudre du charbon de bois et de le déposer sur la terre. Solution : Recommencer vos semis en utilisant un terreau neuf.

LES PROBLEMES POSSIBLES AVEC LES SEMIS EN PLEINE TERRE
Les conditions météorologiques sont les principaux facteurs de succès ou d’échec. Parfois, le jardinier est un peu pressé et anticipe ses semis:  un coup de froid au mauvais moment et le tout est à recommencer. 

Les jeunes semis sont très sensibles à la sécheresse, il s’agit donc de bien surveiller et ne pas oublier d’arroser très régulièrement (en soirée). Les limaces sont particulièrement friandes des jeunes pousses et peuvent détruire une ligne de jeune plant en une nuit! : la chasse la plus fructueuse se fait à la fin de la journée ou tôt le matin!